Café Citoyen 3 Décembre 2016

Compte rendu – Café Citoyen

 Samedi 3 décembre 2016

La solidarité

 

Le samedi 3 décembre, de 10H à 12H, à la salle du Club de l’EVS-MJC Serge-Gainsbourg, a eu lieu le Café Citoyen sur le thème de la « solidarité ». La séance s’est déroulée avec le soutien d’un participant averti sur le sujet, afin notamment de différencier les notions de « Solidarité », « Charité » et « Générosité ». Une exposition était également proposée afin de définir et présenter brièvement ces notions. 8 personnes étaient présentes.

Ce thème a amené nombre de réflexions et d’interrogations, a mis en lumière certaines contradictions et a suscité aussi parfois un sentiment de révolte.

- Dans la solidarité, il y a l’idée de donner une partie de ses biens, alors que la générosité et la charité, c’est plutôt donner de son superflu.

→ Que penser de la déduction fiscale des dons, ou des dons d’aliments dans un chariot de la banque alimentaire, sachant que les gérants des supermarchés en retirent un bénéfice financier ?

- L’impôt sur le revenu ou la sécurité sociale : un glissement sémantique apparaît : en effet, on parle souvent de « charges » sociales, alors qu’il s’agit de « cotisations » sociales.

→ Les hommes politiques culpabilisent les gens, stigmatisent les plus faibles, les plus malades, les migrants, et montent les gens les uns contre les autres.

→ On entend régulièrement « qu’une personne commence à travailler pour elle l’après-midi, car avant, elle cotise pour les impôts, la sécurité sociale, etc. », alors qu’il s’agit de cotisations solidaires dont elle pourra bénéficier si elle en a besoin.

→ Les travailleurs indépendants ont autrefois refusé de cotiser au régime social général, pour avoir leur propre Régime Social des Indépendants (RSI), ce qu’ils semblent regretter aujourd’hui. Doit-on les laisser de côté ?

- La fiscalisation massive permettrait de garantir un salaire universel, où chacun peut vivre des fruits de son travail, car « le pain est au même prix pour tout le monde ».

→ Cela semble bien fonctionner dans les pays nordiques, notamment parce qu’ils sont plus petits. Pourquoi ne pas l’envisager en France, en l’instaurant au niveau des régions ? Cependant, cela ne remettrait-il pas en cause certaines valeurs (comme celle de la République Une, entière et indivisible) ?

- Nombre d’organismes (Téléthon, banque alimentaire, associations qui luttent contre le cancer, 60 millions d’amis, etc.) nous sollicitent pour les dons.

→ L’état finance les recherches sur les maladies qui touchent le plus de personnes, et laisse de côté les maladies rares, ce que rectifie le téléthon : si le concept de solidarité est là, la forme n’est pas bonne. Pourquoi ne pas demander aux laboratoires pharmaceutiques de financer les recherches sur ces maladies rares ?

- Si la devise « Liberté, égalité, fraternité » est inscrite sur le fronton des mairies et des écoles, elle est peu expliquée aux enfants. La fraternité est une valeur qui semble oubliée.

- La solidarité, ce n’est pas partager la misère, mais partager les richesses, pour que tout le monde ait un minimum de bien-être. Le principe, c’est donc la création d’une richesse, redistribuée selon les besoins. Pour que cela fonctionne, un arbitre est nécessaire, arbitre qui se doit d’être suffisamment responsable et fort, pour être garant de la bonne redistribution. En ce qui concerne les cotisations sociales, l’état intervient, pour décider du montant et de la répartition. Les participants se demandent si c’est à l’état de l’organiser. En effet, il n’arrive pas toujours à être garant comme il le devrait : à titre d’exemple, à travers les déductions fiscales des dons ou les paradis fiscaux, les grosses fortunes paient proportionnellement moins d’impôts que les petits revenus.

Le café citoyen s’est terminé sur 2 questions :

→ Qu’en-est-il de la solidarité au niveau international, entre les pays les plus riches et les plus pauvres ?

→ Que met-on en premier : l’humain ou l’économie ?

 

 

Le prochain café citoyen aura lieu

Le samedi 4 février à 10H

« Les forces et les limites du bénévolat »

Laisser un commentaire